Saint-Orens

Festival du Livre de Jeunesse Occitanie 2021

19ème édition : Histoires de temps

Les sélections du libraire

Les sélections de la librairie La Renaissance, Toulouse :

Rencontres numériques

Journée professionnelle, exposé de Patrick Borione

Journée professionnelle, exposé de Patrick Borione : voir références biblio

    • le temps à petits petons (Bébés chouettes, Coucou me voilà, je t'aime tous les jours, Sur la colline, Un train passe, Pas le temps, Simon sur les rails, Mardi, Sept minutes et demie, L'ours contre la montre)

    • la conjugaison des temps, l'imaginaire et le réel, celui de l'enfant et celui de l'adulte : Max et les maximonstres, Au lit dans dix minutes, On est tous dans la gadoue, Saisons (Blexbolex), Le livre le plus court du monde et Le livre le plus long du monde (Paul Cox), Tout un monde, L'ours et le chat sauvage, les livres d'artistes choisis par le département du Val de Marne

    • le temps de la narration : apport du cinéma. L'histoire de Babar : Jean de Brunhof invente la représentation du temps avec avec plusieurs dessins d'actions successives entre les blancs de la page, la pliure de la double page qui marque un temps non représenté, le personnage qui tourne le dos au lecteur pour mener la lecture ailleurs ou plus tard ; Max et les maximonstres : tourner la page = se souvenir de la précédente et anticiper la suivante, = désir et peur de grandir ; La vague (Suzy Lee) ; Petit escargot rouge (Rascal) ; Mardi (Wiesner) ; et tout Claude Ponti, François Place, Béatrice Poncelet...

Journée professionnelle, exposé de Sophie Van Der Linden

Journée professionnelle, exposé de Sophie Van Der Linden :

L’album semble impropre à exprimer le temps car il est fait d’images fixes, mais Anne Brouillard en a pourtant fait son sujet, elle a “inventé tous les possibles de l’album”. Dans la lignée des très grands auteurs, Sendak, Ungerer, Ponti... ; comme eux, Anne Brouillard met en scène l’imaginaire de l’enfant, aux antipodes des clichés et des simplifications :

        • Sept minutes et demie, Th. Magnier, collection Tête de lard, 2002, la narration est purement visuelle dans ce petit album carré, chaque image apporte des indices pour construire une anecdote dont la lecture doit durer 7 ‘ 30.

        • La terre tourne, Sorbier, 1997, exprime à la fois le confort du lieu où l’on est et le désir d’aller voir au-delà. Le texte en est plus poétique que narratif : la première année d’un enfant. Le lecteur parcourt l’espace en barque, en train, le long des rails. Des petites vignettes assurent le lien entre les étapes et les lieux du voyage de la grande page.

        • Voyage, Grandir, 1993, en noir et blanc. Le jeu des points de vue : dedans/dehors.

        • Voyage d’hiver, Esperluète, 2013. Le mouvement est favorisé par le format en accordéon. On part de la gare, on suit des rails en ville, puis on est longuement plongé dans le paysage, avant de retrouver progressivement la civilisation.

        • Il va neiger, Syros, 1994. C’est la vision d’un narrateur qu’on ne voit pas et qui imagine les promenades des autres.

        • Pikkeli Mimou, Pastel, 2020, Promenade hivernale et arrivée dans un lieu refuge, un intérieur chaleureux. Le temps est figuré par un journal et une horloge, par les lumières du jour déclinant, puis de la nuit. Jeu entre la précision du dessin sous la peinture et les vapeurs ou le flou qui marquent la rêverie.

        • L’orage, Grandir, 1988 : comme si le lecteur avait une caméra à l’épaule, cadrages, raccords, zooms, vignettes.

        • La berceuse du merle, Seuil, 2011. Travelling, plan-séquence, zoom : le temps d’une sieste.

        • Rêve de lune, texte d’Elisabeth Brami, Seuil, 2005. Le déroulement du temps de l’histoire est suggéré notamment par les différences entre les pages de garde, la première et la dernière montrent les mêmes cratères lunaires (ou gouttes de pluie sur l'eau ?), mais sur la dernière garde ils se sont légèrement éloignés et le blanc a gagné du terrain.

        • Les aventuriers du soir, editions des Eléphants, 2015. “Un travail pictural à la Cézanne” sur la lumière. Des vignettes donnent chacune une étape.

        • La famille foulque, Le pêcheur et l’oie, Le voyageur et les oiseaux, La vieille dame et les souris, quatre albums sans texte, publiés au Seuil en 2006 et 2007. Des parallèles entre les vies ou les journées des animaux et des humains. Le lecteur est amené à lire les images, à “tirer les fils” lui-même.

        • Dans la grande forêt, 2016, et Les îles, 2019. Une série de grands formats, à l’Ecole des Loisirs, sur l’univers fictif des Chintiens renouvelle son travail : Sophie Van Der Linden détaille “une page à la de Brunhof” : une succession d’images sur une même page. Chaque personnage a sa propre temporalité dans une seule image. La pliure médiane marque le passage du temps.


Notes prises à la visio-conférence du Festival du livre de jeunesse d’Occitanie, 29/01/2021

Journée professionnelle, rencontre avec l'éditeur de l'Atelier du Poisson soluble

Journée professionnelle, rencontre avec l'éditeur de l'Atelier du Poisson soluble, Olivier Belhomme.

Parmi les ouvrages présentés par L'Atelier du poisson soluble à Saint-Orens :

    • des albums, contes plus ou moins détournés : Bou et les trois ours, La petite poule rousse, Le grand méchant cheloup... ;

    • des titres qui visent des publics adultes ou seniors, des "bâtons de parole entre générations", des "livres-passerelles" : Musée des animaux amusants, Big bang pop, Le dernier cow-boy, 27 premières ;

    • des livres d'études ou de références sur la littérature de jeunesse : Lire l'album, Filles d'albums, Encore des questions ?, Abécédaire de la littérature de jeunesse, Dans l'atelier de... Claude Ponti, ...Olivier Douzou ;

    • des nouvelles plutôt humoristiques, collection Queue de poisson, par ex Les méchantes reines étaient-elles de gentilles princesses ?

    • La Revue Hors Cadre[s] a cessé de paraître, mais il reste des numéros disponibles chez l'éditeur.